Ceratitis capitata (Wiedemann)
Nom scientifique:
Nom scientifique:
Cultures:
Cultures:
Tomate
Poivron
Fraisier
Palmier
Vigne
Définition
La cératite est une mouche des fruits polyphage, considérée comme l’un des insectes ravageurs les plus nuisibles au monde. Elle attaque plus de 75 espèces de plantes, en particulier les agrumes, les Rosacées à noyau (pêchers, pruniers, cerisiers, etc.), l’arganier, et même des plantes sauvages comme le figuier de Barbarie, servant de réservoir biologique.
Cycle de développement
Ponte : la femelle perce l’épicarpe du fruit avec son ovipositeur et y insère ses œufs (1 mm de long, blancs et arqués), à une profondeur de 2 à 5 mm.
Larves : les œufs éclosent en 2 à 4 jours ; les larves se nourrissent de la pulpe, causant le pourrissement du fruit. Elles passent par 3 stades larvaires.
Chute du fruit : le fruit attaqué tombe, se nécrose et pourrit rapidement.
Nymphose : les larves quittent le fruit pour se nymphoser dans le sol, à 1 à 5 cm de profondeur.
Adultes : après 10 à 15 jours, un nouvel adulte émerge.
Nombre de générations : jusqu’à 6 générations/an dans des conditions favorables.
Au Maroc :
Premières attaques en mai
Régression en été (chaleur excessive)
Reprise massive en septembre sur les variétés précoces (clémentines, navels)
Symptômes
Piqûres de ponte visibles sur la peau du fruit.
Chute prématurée des fruits.
Pourriture interne due au développement des larves.
Présence de petits trous ou de gommes à la surface du fruit.
Fruits non commercialisables, perte de qualité export.
Facteurs favorisants
Températures modérées entre 20 et 30 °C.
Présence de réservoirs naturels (figuiers, arganiers, etc.).
Absence de traitements ou de piégeage.
Mauvaise gestion des fruits tombés au sol.
Cultures à maturité étalée, favorisant des cycles continus.
Lutte préventive
- Piégeage massif avec des attractifs alimentaires ou sexuels (ex. : Trimédlure).
- Élimination des fruits tombés pour éviter les cycles larvaires dans le sol.
- Ramassage et destruction des fruits infestés.
- Surveillance régulière avec pièges à phéromones.
Lutte biologique
- Introduction de parasitoïdes (ex. : Diachasmimorpha longicaudata).
- Utilisation de champignons entomopathogènes (ex. : Beauveria bassiana).
Lutte chimique
- Traitements insecticides ciblés (avec précaution pour éviter les résidus).
- Traitement du sol contre les pupes si infestation importante.
Technique de l’insecte stérile (TIS)
- Relâchement massif de mâles stériles pour limiter la reproduction (utilisé dans certains programmes nationaux).
