Bactrocera oleae (Rossi)
Nom scientifique:
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Cultures:
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Olivier
Définition
La mouche de l’olivier est un insecte ravageur spécifique de l’olivier, dont les larves se développent dans la pulpe des fruits. Elle provoque des dommages directs sur les olives destinées à la consommation et une baisse importante de qualité de l’huile. En cas de conditions favorables, les pertes économiques peuvent être très élevées.
Cycle de développement
Hivernation : la mouche passe l’hiver principalement au stade de pupe dans le sol (1 à 10 cm de profondeur). On peut aussi retrouver des adultes ou des larves dans les fruits restés sur l’arbre.
Printemps : émergence des premiers adultes issus des pupes.
Printemps–été : premières captures et vols d’adultes, mais les pontes commencent en août avec le début de la maturation des fruits.
Ponte : la femelle pond ses œufs sous l’épicarpe du fruit.
Larve : elle se développe dans la pulpe, creusant une galerie qui altère la chair.
Nymphose : à la fin de son développement, la larve quitte le fruit pour se nymphoser dans le sol.
Générations par an :
Région du Saïss : 2 à 3 générations/an (souvent automnales)
Région du Haouz : jusqu’à 4 générations/an (2 en automne, 2 sur variétés tardives)
Symptômes
Chutes prématurées des olives.
Présence de galeries larvaires dans la pulpe (fruits creux ou ramollis).
Fruits piqués inappropriés à la consommation (table olives).
Qualité d’huile dégradée : acidité élevée, oxydation rapide, mauvais goût.
Facteurs favorisants
Températures douces (20–30 °C) avec humidité suffisante.
Présence de fruits sensibles à différents stades de maturation.
Récolte tardive, laissant le temps à plusieurs générations de se développer.
Non-élimination des olives tombées ou restées sur l’arbre, favorisant la survie hivernale.
Lutte préventive
- Ramassage régulier des fruits tombés au sol.
- Récolte précoce pour éviter la ponte tardive.
- Surveillance par piégeage (ex. : pièges jaunes, McPhail, à phéromones ou attractifs alimentaires).
- Bonne hygiène culturale et élimination des fruits infestés.
Lutte biologique
- Introduction ou conservation de parasitoïdes naturels (ex. : Psyttalia concolor).
- Utilisation de champignons entomopathogènes en expérimentation.
Lutte chimique
- Traitement insecticide ciblé selon les seuils de capture.
- Pulvérisations localisées avec appâts toxiques pour minimiser l’impact sur les auxiliaires.
- Respect des limites de résidus pour les olives destinées à l’huile ou à la table.
Technique de l’insecte stérile (TIS)
- Stratégie complémentaire testée dans certaines régions, efficace en combinaison avec d’autres méthodes.
